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Encore une review de concert vous allez me dire, et encore Queens of the stone age. En effet, mon Homme me manquait déjà… et puis merde quoi, quand on aime on compte pas. J’ai tellement aimé mon premier concert avec eux que j’ai décidé de retourner les voir à l’autre bout de la France, et ce, toujours en compagnie de ma Vivire. Cette fille est géniale, elle est partante pour tout. Qui dit Strasbourg, dit Zénith. Oui, le tout nouveau qui a été inauguré en janvier et qui a acceuilli les Zenfoirés. Ca change du gymnase de Rezé! Direction ma petite Alsace donc! Je pars plusieurs jours en avance pour voir de la famille. Elvire me rejoindra la veille du 7. Oui, on a pensé venir plus tôt pour être bien en forme le jour même et profiter pleinement de la ville et du concert car avoir plusieurs heures de train dans les pattes, l’air de rien, ça tue, même si pour l’occasion Elvire avait moins de kilomètres à parcourir que moi. Chacune son tour!
Arrivées à bon port, il nous faut peu de temps avant de bien nous repérer dans le centre ville-le réseau du tramway est beaucoup moins complexe qu’à Nantes, ce qui peut paraître contradictoire vu l’étendue de la ville Alsacienne. Notre hôtel est situé sur la périphérie de la ville, non loin du Zénith, à Eckbolsheim.
L’hôtel est situé au sud du Zénith, il faut passer par le pont de l’autoroute pour parvenir au centre commercial ou il se situe. C’est très glamour les centres commerciaux, oui je sais. (il y avait même un Tati cette fois-ci!). Les bagages posées….on s’affale devant la télé. Flemmarde dans l’âme, on nous changera pas! On ressort au soir en reprenant le tramway, je trouve accessoirement par terre un paquet de clopes rempli avec briquet en option (ça n’arrive pas tout les jours et ça peut servir; un bon gros billet de 500 balles aurait été mieux acceuilli mais on va pas chipoter) et on décide de se balader près des Halles…on finit par se payer un petit resto Chinois de derrière les fagots et avec une bonne bouteille de Gewurztraminer siouplaît, un vin blanc sucré alsacien…je me damnerai pour cette boisson…Enfin pour finir cette soirée en beauté, petite sortie dans un bar (très) familier puisqu’il porte le doux nom de Snooker…tiens tiens…ça me rappelle pas mal de choses ça…
Le lendemain, lever pas trop tardif pour aller faire quelques emplettes de filles (ça s’appelle le shopping, et oui, on a pas résisté face à tout ces magasins qui nous tendaient leur vitrines luxueuses au bon goût vestimentaire… Vient ensuite un petit Mac Do face à la gare (qui a d’ailleurs la forme d’une bouée gonflable transparente géante…non je suis pas folle.) puis direction les quartiers touristiques de la ville. Soit la Petite France, magnifique quartier traditionnel Alsacien, avec ses restaurants aux multiples variétés: Baeckeoffe, choucroute (qui l’aurait cru?), tarte flambée, bredala, bretzel et autres Kugelhopf, quand c’est pas l’étalage de cépages Alsaciens, crémant, pinot noir/gris/blanc, riesling, chardonnay…mais je m’égare. N’oublions pas le paysage avec ses maisons à colombage, la traversée du fleuve l’Ill dans tout le quartier avec une multitudes de péniches qui accueillent de nombreux touristes venu de toute l’Europe, mais principalement des germanophones (bah oui). Et puis pour couronner le tout et terminer la balade en beauté, une petite visite de la célèbre cathédrale Notre Dame s’impose. Une merveille d’architecture: l’on se sent tellement petit et ridicule face à elle…avoir construit un tel monument force le respect. Même si je suis à tendance gnostique. L’intérieur, magnifique avec sa grande rosace et ses vitraux étincelants. Sans oublier la fameuse horloge astronomique dans le coin supérieur droit du monument, qui est à elle seule une curiosité à part entière.
L’instant culturel du jour:
je vous invite à aller visiter la page Wikipédia de la cathédrale pour plus d’informations: http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_de_Strasbourg
On en a même profité pour boire un petit coup sur la terrasse d’un café, mais pas n’importe quel café…un café juste en face de la cathédrale, on fait pas les choses à moitié. Et les portes-feuilles ont bien senti la grosse différence de prix au fait d’être posé dans un endroit touristique, cela va sans dire. J’avais même pris en photo nos superbes desserts ainsi que d’autre joyeusetés en tout genre pendant cette virée mais je n’ai pas pu récupérer les photos car j’ai changé de portable entre temps et le logiciel qui était inclu ne voulait plus me transférer les photos sur mon pc…I HATE LG. Heureusement, je suis débarrassée en revendant ce portable merdique à bon prix (oui…j’aime arnaquer les gens…hinhin.) Quand je pense que j’avais pris des clichés rares…une Elvire stylée en lunettes de soleil étiquetées chez Décathlon, ou alors les baguettes du resto chinois placées dans sa bouche pour faire le morse…mais c’est autre histoire. (sûrement l’effet du Gewurtz si vous voulez savoir.)
Bon, alors là, on rigole plus mes amours. Après la balade touristique, la balade pour les oreilles. Direction le Zénith (qui a une forme de grande bouée orange, non je suis toujours pas folle). Première surprise, on est pas aussi nombreux que je ne l’aurai espéré à l’entrée dehors. Une jolie petite file, certes, mais pas infinie. Ou alors c’est parce que nous sommes venues un peu en avance. Bah oui, une vingtaine de minutes plus tard et quelques mètre en plus, il y a foule derrière nous. Ouverture de portes: c’est parti. Deuxième surprise, beaucoup de personnes vont s’installer dans les gradins, ce qui laisse un grand choix de “place” dans la fosse. Qu’ils sont fous ces gaulois, un concert pareil ça se savoure dans la foule, et pas assis derrière. Remarque, je m’en plains nullement, car nous sommes juste devant les barrières.
La première partie est décevante… Warehouse (cf article:http://mysagarmatha.wordpress.com/2008/05/25/warehouse/) est un bon petit groupe de rock, le son dégagé sur leur myspace me paraissait intéressant mais ils ne donnent rien de spécial en live. Pas de nouveautés à découvrir là dessus finalement…mais c’est toujours mieux que Biffy Clyro!
Passons aux choses sérieuses. Voilà l’entrée de nos gaillards. Joey m’a l’air beaucoup plus en forme que la dernière fois…c’est qu’il en tirait une gueule à Rezé! Il était apparemment malade, donc pas étonnant de le voir souriant et en forme cette fois-ci. Quant à Josh, toujours aussi stone quand il monte sur scène, mais ça, c’est habituel. Ce qui commence à l’être aussi, c’est sa chemise de bûcheron rouge…on se demande si il s’est changé depuis le 3 mars… Bref, arrêtons les divagations superficielles, rentrons dans le vif du sujet:
The Blood is Love
Turnin’ on the Screw
Hangin Tree
Burn the Witch
Misfit Love
Era Vulgaris
3’s & 7’s
Do It Again
Avon
Suture Up Your Future
In the Fade
Little Sister
Battery Acid
Make It Wit Chu
I Think I Lost My Headache
Sick, Sick, Sick
Go With the Flow
Rappel:
You Think I Ain’t Worth A Dollar, But I Feel Like A Millionaire
No One Knows
Ils avaient aussi prévu de jouer If Only (cool!) mais ils l’ont zappée (pas cool!). La très bonne surprise de la soirée, c’était de débuter avec The Blood Is Love… jamais pensé que celle-ci soit aussi parfaite pour occuper la place de première chanson. Elle te prend aux tripes dès les premières secondes ou retentissent cette mélodie digne des fêtes foraines à l’ambiance glauque et lugubre… Et comme des mots ne sont jamais assez pour décrire l’ambiance qui régnait sur cette chanson, je vous met carrément une vidéo:
Autres surprises…la chanson cachée du dernier album Era Vulgaris a été jouée, ainsi que Avon, une petite merveille issue de l’album éponyme et qui fait toujours mouche à chaque fois qu’elle est jouée. Suture up your future est aussi magnifique et donne toute sa dimension et sa grandeur en live. Quand aux chansons issu de mon album fétiche Lullabies To Paralyze, je les apprécient toujours autant en live…pas de someone’s in the wolf par contre cette fois-ci…dommage. Et je n’ai toujours pas eu le privilège d’entendre ma chanson favorite tout albums confondus: I never came… punaise, si un jour ils la jouent en live en France (ou tout autre contrée pas trop lointaine) et que je rate ça, je serais (très) en colère. Pour ce qui est du rappel, beaucoup moins bien que celui de Rezé mais toujours aussi efficace pour nous achever sur place. You Think I Ain’t Worth A Dollar, But I Feel Like A Millionaire, jouée beaucoup moins depuis le départ de Nick Oliveri, est comparable aujourd’hui à l’effet d’une bombe pour tout bon fan de la première heure.
Le petit oubli des paroles de Josh pour le dernier morceau a donné l’occasion à Troy de nous faire une petite impro sur sa guitare… En résumé, une setlist très honorable qui montre bien que le groupe reste carré et fidèle à ses fans tout en essayant de combler ceux qui sont de l’ancienne génération…c’est pas facile.
Quant à nous, Elvire et moi étions plus que mieux placées: juste devant la barrière forcement ça aide. Nos confrères de fosse étaient très sympas aussi, ça change du géant à la touffe devant Elvire d’Arctic Monkeys. Tellement sympas qu’il nous proposaient de se tenir à eux si les pogos devenaient trop brutaux. Comme c’est mignon! Je salue au passage la fille très sympa qui était devant moi et avec qui je faisais un brin de causette quand le “silence” le permettait…son look de punk était d’ailleurs à tomber: cheveux courts violets, casquette de cuir, piercings…la complète. Oui, les fans des Queens peuvent être aussi punk comme être maîtresse d’école ou curé.
Finalement, une superbe soirée passée en compagnie de ma Vivire avec comme souvenir commun un concert d’anthologie! C’est pas tout les jours qu’on voit QOTSA et je tiens à le préciser. Surtout que le concert de Strasbourg était le dernier en date pour leur tournée française. C’est peut-être aussi pour moi le dernier en date avant un bon moment vu le boulot qui m’attend à la rentrée et le peu de vacances que je vais me payer après…on verra bien d’ici là.
Et pour conclure, comme le dirait Elvire, c’est la fête à Neuneu!! *en lancant des confettis partout*
Sans commentaires…
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Mind your head when getting up! J'adore cette affiche, elle devrait être placardée dans tout les hôtels tellement il y a de distraits qui voyagent...
Review (très) en retard du concert des Queens…
La salle de concert de Rezé, à côté de Nantes, est connue comme étant un….gymnase….alors forcement, il y avait de quoi se poser des questions quant à la qualité du son lourd qu’allaient envoyer nos chers amis. Car Arctic Monkeys, c’est bien, mais pour ma part, Queens Of The Stone Age, c’est MIEUX!
Vous allez vite comprendre que je voue un culte pour ce groupe…ma chère consoeur de concert Elvire les connait aussi, certes, mais son attirance pour ce groupe n’est que très récent et est né à la sortie de leur dernier album Era Vulgaris…alors que moi…ça va déjà faire un sacré bail que je suis leur pérénigrations: j’ai connu Queens Of The Stone Age au collège donc ça date….disons que ça va faire un peu plus de 6 ans. Il y a forcement de quoi devenir complètement allumé quand on va enfin voir en concert son groupe fétiche, et ce, pour la première fois. Je vous passerez donc bien les détails de mon comportement durant toute la sortie, au risque de me faire passer sérieusement pour une malade mentale.

C'est moche...c'est fugitif...c'est flou...c'était les prouesses photographique de mon (ancien) portable LG chocolate.

C'est là que je me dis...MAIS ARRETEZ DE POGOTER, CA FLOUTE MON CLICHE!/JE VEUX UN APPAREIL PHOTO! *au choix*
Voilà la setlist du concert:
sick,sick,sick
do it again
if only
3’s 7’s
hangin thee
into the hallow
little sister
misfit love
in the fade
turning on the srew
burn the witch
tangled up in plain
make a wit chu
someone’s in the wolf
go with the flow
————————-
feel good hit of summer
no one knows
song for the deaf
Et là, vous sortez tous en coeur: “Mais saperlipopette!!! someone’s in the wolf quoi! en live! sale veinarde!! Et puis ce rappel monstrueux!! sale garce!!”
Oui, je suis une sale veinarde, oui je suis une sale garce, on a eu une très bonne setlist! C’est pas vivire qui dirait le contraire. Et puis c’est vrai que ce rappel…3 chansons d’anthologie à la suite… Même si il fallait bien tendre l’oreille pour entendre la voix sensuelle et mélodieuse de Josh à cause des guitares trop saturées ou mises en avant, l’ambiance était là! On sait tous que les fans de Queens Of The Stone Age ne sont pas des petites natures. Il faut le dire, quand les fans sont contents et heureux, ils le montrent bien. Surtout si tu as la bonne idée de te mettre dans la fosse. Oui je sais…j’ai juré de ne plus aller devant pour ne pas risquer l’étouffement général mais on a fini par y aller, c’était trop tentant d’avoir le groupe bien en face de soi…surtout qu’on est rentrées directement sans faire la queue et qu’il y avait encore personne à l’intérieur (un miracle de mère thérésa sûrement.)
Tout cela pour dire que c’était bien chaud devant. On a été baptisées par les pogos démesurés et puérils des fans d’Arctic Monkeys (rappel de la moyenne d’âge: entre 14 et 17 ans) dont certains sont simplement venus pour avoir le plaisir de faire tomber le max de monde en 1min top chrono et de se sentir les maîtres du monde…c’est mignon. Mais dans un concert des Queens, pas d’étouffement général, pas de quilles humaine, des slams et des pogos, certes, mais d’une autre facture…il faut savoir que le public de ce groupe est (très) varié et que la plage de la moyenne d’âge s’étend (20-40 ans facile), la “maturité” en plus donc. Et cela se ressent, l’ambiance et les mouvements de fosse sont chaotiques comme dans un bon groupe de rock, certes, mais on sent bien qu’on joue dorénavant dans la cours des grands. On vit la musique. Les mélodies perçues sont ingérées au plus profond de soi-même et se transforme en eau de jouvence. Certains (re)revivent. D’autres s’envolent en fermant les yeux avec hochement de tête pour mieux percevoir la musique. D’autre au contraire extériorisent totalement leur inhibitions et se mettent à exploser littéralement sur place en gesticulant frénétiquement. D’autres contemplent le plafond et s’élèvent. Et quand ce n’est pas l’esprit qui s’élève, c’est le corps avec nos bons vieux slammeurs. Certains hurlent. D’autres cherchent inlassablement à se faire remarquer par le groupe en levant du mieux qu’ils peuvent leur bras. Ne pas perdre un fil du concert, tel était le crédo pour chacun de nous ce soir là. Je dis peut-être cela aussi parce que je considère beaucoup plus la musique des queens que celles des arctics monkeys de part leur ancienneté. J’ai grandi avec leur musique, donc pas forcement étonnant d’avoir ce ressenti.
Un autre fait marquant de la soirée: notre fameux breton chouté. Je vois déjà Elvire se poiler en lisant cette phrase. OH qu’est ce qu’il était beau celui là. Il aurait pu décorer tout un sapin de Noël avec son esprit illuminé. Sérieusement, c’est la bien la première fois que je vois un mec qui cherche obstinément à mettre un manteau, bien imposant en plus, dans la petite poche avant de son sac à dos Eastpack. Le pauvre, il était complètement naufragé de sa pensée brouillée, il fallait l’aider. Situé en plein milieu de la fosse en plus, difficile de s’en sortir pour lui. Et force d’entendre les paroles de Josh sous couvert d’un “Caaaaa reeeeeentre paaaaaaas!”, ça finit par casser sérieusement notre sympathie. Il a fallu s’y mettre à deux pour l’aider à orienter sa main dans la bonne poche du sac. (pas de détournement de la phrase s’il vous plaît). Il était tellement content du résultat qu’il a collé littéralement à Elvire pendant toute la fin du concert pour la remercier. Quand c’est pas des bisous mal orientés de remerciement, c’est des anecdotes passionnantes au sujet de sa vie bretonne mouvementée. Comme par exemple le fait qu’il a deux frères et une soeur, qu’il préfère les frosties de Kellog’s plutôt que les Miels Pops, qu’il dort en caleçon plutôt qu’en slip (nan j’en rajoute) et que SURTOUT…surtout… Go With The Flow, c’est sa chanson éponyme! Pourquoi?…………..Parce qu’il s’appelle Florient (Florian?) et que forcement….Go With The FLO, ça ajoute un certain charme à la chanson et à sa personne. Car oui, tout le monde sait qu’on aime “y aller avec Flo!” Démmerdez vous pour l’interprétation, je vais pas vous faire un dessin.
Magnifique concert donc. Première fois que je vois mes gourous en chair et en os, un rêve réalisé avec en plus, aucun problème pour survivre au rythme bien soutenu de la fosse…j’étais dedans corps et âme comme Elvire…sûrement le pouvoir de leur musique qui t’envoute et te rend plus fort l’espace de plus d’une heure. De quoi te donner l’envie de soulever des montagnes. Et de ressortir vivant, ressourcé et euphorique.
C’est ça aussi la magie de Queens Of The Stone Age.
P.S: Ce qui suivra sera le reste des clichés pris durant le concert. Pour mieux visualiser la chose, je vous conseille vivement d’aller jeter un oeil sur le Flickr de Lorène Lenoir, une membre du forum Upinhell et accessoirement photographe, il y a un album photo sur ce concert en particulier. Les photos sont magnifique et très pro, pas étonnant non plus quand on voit le matos qu’elle a: Un reflex Canon EOS 40D. De quoi me faire pâlir…
Le lien: http://www.flickr.com/photos/evillorelei/sets/72157604044605976/
P.S 2: toi, Elvire, je te pardonnerai JAMAIS d’avoir paumé les superbes vidéos du concert…point final. Bon, ok, je te pardonne si tu me fais un massage du dos la prochaine fois qu’on se voit.

Le plus beau cliché du concert. "Josh homme dans la Guerre des Mondes!" (merci Titi pour cette subtilité toute trouvée)
Allez c’est du lourd: le concert des Arctic Monkeys à Rezé le 27 novembre dernier. Il y a matière à raconter tellement c’était du tout beau tout frais, genre grande pièce montée. Pour ceux ou celles qui n’auront pas pu y assister…
Quelle bonne idée ma Elvire nationale a-t-elle eu de me proposer d’aller voir ces énergumènes qu’elle vénère tant (Alex Turner plus particulièrement, cela va de soi), tout ça bien sûr à l’occasion de nos 2 anniversaires respectifs (même si il y a 1 mois d’écart oui). Allez hop ok, c’est pas tout les jours qu’on voit un de nos groupes préférés en face de soi. Réservation des places, des billets de train et d’hôtel, tout ça dans le sac Bob l’éponge hop hop hop, pitchoune louloute, c’est parti. Trajet La Rochelle/Nantes pour ma part, c’est bcp moins loin que départ à Lille pour Elvire, ça soulage. J’ose diffuser une partie de sa connerie ambiante et fumeuse du jour avec une belle remarque qui a le mérite de trôner dans un coin de ce blog: “c’est rigolo de marcher dans le train pendant qu’il roule, c’est comme si t’était bourré!” Sans commentaires évidemment.Du grand art, je vous dis…
Arrivée à Nantes à l’avance avant les 14h30 tapantes prévues, je m’empresse finalement de prendre le même TER qu’Elvire menant à Rezé, qui devait partir…bah à 14h30 aussi. “Magne toi bouge tes fesses, il va partir!” me crie-t-elle à la porte coulissante du TER prêt à partir d’une seconde à l’autre. Plus rapide que Chabal, je fonce…pour rien, en fait. Le TER démarre une demie-heure après. Elle est belle la SNCF, tiens: ça se permet d’être encore en retard, même après 2 semaine de grève nationale.
Ca y est, on est arrivées à Rezé. C’est quoi Rezé en fait? Après moult-repérages, c’est une sorte de Saint-Amand des Pays de la Loire: c’est à dire un immense espace à rien, ou se mêle centre industriel (de savon, entre autre), parking vides, avec une gare tellement imposante à faire pâlir la concurrence Valenciennoise. Il y a même derrière cette gare imposante un centre commercial, rien que ça! avec Leclerc, fly, flunch autour de notre hôtel, le grand luxe, quoi. (ya même Saint-maclou, c’est dire…). Pourquoi diable les singes de l’arctique se venus faire un concert ici? OK, la salle de la Trocardière se situe à Rezé, qui est elle-même située à 6min du centre ville de Nantes en Tram, mais quand même. Les attendre en faisant la queue dans un tel environnement relève du foutage de gueule. Même qu’on avait décidé de suivre la mode des blocus en ce moment en l’appliquant à ces chipies lycéennes qui avaient le toupet de grimper les barrières pour doubler tout le monde. Sale sevrées du sein va.
Ca y est, enfin les portes s’ouvrent et de gros monsieur tout tatoués nous font signe pour prendre nos billets. C’est la folie à l’intérieur: ça se précipite au 1er rang pour profiter du spectacle et nous avec. Nous voilà saucissonnées comme de la vulgaire volaille. Je conseille à une fille de ne pas laisser son sac par terre, ou sinon, elle pourra faire un testament à tout ce qu’il y a dedans. Elvire se plaint d’un mec bien chevelu qui voile la vue situé juste devant elle: elle regrette amèrement de ne pas avoir apporté de tondeuse avec elle ce jour là. (ou des ciseaux mais c’est moins efficace).
Enfin vient la première partie: The Reverend And The Makers: http://www.myspace.com/reverendmusic
A priori du rock tout aussi dynamique que les Arctic et venant aussi de Sheffield. Mais avec le poil de vulgarité en plus avec le chanteur Jon qui apprécie à sa juste faim le fuck et le doigté dans la bouche pour chauffer le public. Tout un programme. Et ça marche bien: c’est le pogo général devant et nous sommes embarquées avec. Plusieurs fois j’ai manqué de me fendre la poire sur le sol moelleux en béton, par contre Elvire n’y a pas échappé et s’est tranformée en tartine grillée dans ce tooster géant. Tel le filet de gruyère fondu, une corde nous aurait été indispensable pour pas se perdre de vue mais le mal était fait. Mais ou est passé donc Vivire??? En plein parfait remake de Charlie pour l’occasion, je la cherche, en vain.
Tant pis, je vais aller boire un coup au bar à l’arrière de la salle: un Coca. Je déteste, mais j’avais besoin de susucre sinon c’était le malaise assuré. La prochaine fois, soit je vais pas dans la gueule du loup pogo, soit j’y vais, mais le ventre tendu comme le petit Jesus. Parce que c’est pas avec un sandwich Sodebo mangé dans la journée sans boire que je vais tenir bon pendant tout le concert. Ca me servira de leçon: prochain concert, je prévois un girophare pour se repérer, une corde pour pas se perdre, et une casquette avec canettes (paille intégré) pour boire en ayant les mains libres pour baffer à volonté les ptits loups membres de la secte pogo du -jte pousse-tu tombes-mouhahaha-, tout cela bien sûr en ayant dévalisé le flunch du coin la veille.
Retour sur le champs de betteraves ambulantes qu’est ce public au 1er rang pour tenter de retrouver Elvire: impossible de retourner à ma place initiale et je trouve pas sa chevelure soyeuse, tant pis. Je pensais la repérer au son mélodieux de sa voie criarde dès l’entrée sur scène d’Alex, mais c’est chaud quand tout le monde crie en même temps qu’elle. Set-list de choc, sans oublier ma préféré “do me a favour”, les singles des 2 albums, etc, avec en guise de fin “brianstorm” suivi de “a certain romance” pour clôturer le concert, comme à l’accoutumée. Très bon concert au final, même si il est moins mythique que celui d’Arras avec Muse l’année dernière. (une pointure pareille, sur scène, faut être sacremment costaud pour l’égaler) et moins bon que Deep Purple à la Rochelle en mars (oui, parce que déjà j’étais tout devant et que là, non mais en plus sans Elvire à mes côtés). Dommage que Alex soit toujours autant timide et n’osant rien sur scène, ça aurait mis du piquant dans la sauce des singes.
Une demie heure: c’est le temps que j’ai mis pour la chercher, Elvire, à la sortie. Portable sur répondeur, aucun signe. Pffff, me voilà pas dans la merde, c’est elle qui a tout mes papiers (y compris la clé de la chambre d’hôtel). Elle me sort que son portable s’est ouvert pendant le concert et qu’il fallait le code PUK pour le réactiver quand je l’ai retrouvée. Comme on se balade pas tout les jours avec son code PUK dans sa popoche, il est évident qu’elle ne pouvait se douter de mes appels intempestifs et vains. C’est malin ça. Avant de renter à l’hôtel, une petite tentative d’approche à l’arrière du hall pour intercepter nos gus avec leur bus personnel garé à la sortie, avec un chauffeur posé à son volant posé avec sa tasse de thé à la main, yeah because it’s tea time my brothers. Sans réussite. Commence à faire froid et nos pieds, déjà bien baptisés par les chaussures salies par les pogos, ne demandent plus qu’à se faufiler dans un drap chaud et moelleux, donc retour à l’hôtel. Bien fatiguées. Dommage, car il y avait bien une bouteille de monzana toute fraîche qui ne demandait qu’à être goulûment entamé au goulot, meuh non. Une autre fois peut-être.






























