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Le concert des Arctic Monkeys à Rezé le 27 novembre 2007
19 décembre 2007, 10:03
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Qui c'est qu'est au pas de ma porte? C'est Alexou!

Qui c'est qu'est au pas de ma porte? C'est Alexou!

Allez c’est du lourd: le concert des Arctic Monkeys à Rezé le 27 novembre dernier. Il y a matière à raconter tellement c’était du tout beau tout frais, genre grande pièce montée. Pour ceux ou celles qui n’auront pas pu y assister…

Quelle bonne idée ma Elvire nationale a-t-elle eu de me proposer d’aller voir ces énergumènes qu’elle vénère tant (Alex Turner plus particulièrement, cela va de soi), tout ça bien sûr à l’occasion de nos 2 anniversaires respectifs (même si il y a 1 mois d’écart oui). Allez hop ok, c’est pas tout les jours qu’on voit un de nos groupes préférés en face de soi. Réservation des places, des billets de train et d’hôtel, tout ça dans le sac Bob l’éponge hop hop hop, pitchoune louloute, c’est parti. Trajet La Rochelle/Nantes pour ma part, c’est bcp moins loin que départ à Lille pour Elvire, ça soulage. J’ose diffuser une partie de sa connerie ambiante et fumeuse du jour avec une belle remarque qui a le mérite de trôner dans un coin de ce blog: “c’est rigolo de marcher dans le train pendant qu’il roule, c’est comme si t’était bourré!” Sans commentaires évidemment.Du grand art, je vous dis…

Arrivée à Nantes à l’avance avant les 14h30 tapantes prévues, je m’empresse finalement de prendre le même TER qu’Elvire menant à Rezé, qui devait partir…bah à 14h30 aussi. “Magne toi bouge tes fesses, il va partir!” me crie-t-elle à la porte coulissante du TER prêt à partir d’une seconde à l’autre. Plus rapide que Chabal, je fonce…pour rien, en fait. Le TER démarre une demie-heure après. Elle est belle la SNCF, tiens: ça se permet d’être encore en retard, même après 2 semaine de grève nationale.

Ca y est, on est arrivées à Rezé. C’est quoi Rezé en fait? Après moult-repérages, c’est une sorte de Saint-Amand des Pays de la Loire: c’est à dire un immense espace à rien, ou se mêle centre industriel (de savon, entre autre), parking vides, avec une gare tellement imposante à faire pâlir la concurrence Valenciennoise. Il y a même derrière cette gare imposante un centre commercial, rien que ça! avec Leclerc, fly, flunch autour de notre hôtel, le grand luxe, quoi. (ya même Saint-maclou, c’est dire…). Pourquoi diable les singes de l’arctique se venus faire un concert ici? OK, la salle de la Trocardière se situe à Rezé, qui est elle-même située à 6min du centre ville de Nantes en Tram, mais quand même. Les attendre en faisant la queue dans un tel environnement relève du foutage de gueule. Même qu’on avait décidé de suivre la mode des blocus en ce moment en l’appliquant à ces chipies lycéennes qui avaient le toupet de grimper les barrières pour doubler tout le monde. Sale sevrées du sein va.

Ca y est, enfin les portes s’ouvrent et de gros monsieur tout tatoués nous font signe pour prendre nos billets. C’est la folie à l’intérieur: ça se précipite au 1er rang pour profiter du spectacle et nous avec. Nous voilà saucissonnées comme de la vulgaire volaille. Je conseille à une fille de ne pas laisser son sac par terre, ou sinon, elle pourra faire un testament à tout ce qu’il y a dedans. Elvire se plaint d’un mec bien chevelu qui voile la vue situé juste devant elle: elle regrette amèrement de ne pas avoir apporté de tondeuse avec elle ce jour là. (ou des ciseaux mais c’est moins efficace).

John McClure, le chanteur des Reverend dans toute sa splendeur.

John McClure, le chanteur des Reverend dans toute sa splendeur...

Enfin vient la première partie: The Reverend And The Makers: http://www.myspace.com/reverendmusic


A priori du rock tout aussi dynamique que les Arctic et venant aussi de Sheffield. Mais avec le poil de vulgarité en plus avec le chanteur Jon qui apprécie à sa juste faim le fuck et le doigté dans la bouche pour chauffer le public. Tout un programme. Et ça marche bien: c’est le pogo général devant et nous sommes embarquées avec. Plusieurs fois j’ai manqué de me fendre la poire sur le sol moelleux en béton, par contre Elvire n’y a pas échappé et s’est tranformée en tartine grillée dans ce tooster géant. Tel le filet de gruyère fondu, une corde nous aurait été indispensable pour pas se perdre de vue mais le mal était fait. Mais ou est passé donc Vivire??? En plein parfait remake de Charlie pour l’occasion, je la cherche, en vain.

Tant pis, je vais aller boire un coup au bar à l’arrière de la salle: un Coca. Je déteste, mais j’avais besoin de susucre sinon c’était le malaise assuré. La prochaine fois, soit je vais pas dans la gueule du loup pogo, soit j’y vais, mais le ventre tendu comme le petit Jesus. Parce que c’est pas avec un sandwich Sodebo mangé dans la journée sans boire que je vais tenir bon pendant tout le concert. Ca me servira de leçon: prochain concert, je prévois un girophare pour se repérer, une corde pour pas se perdre, et une casquette avec canettes (paille intégré) pour boire en ayant les mains libres pour baffer à volonté les ptits loups membres de la secte pogo du -jte pousse-tu tombes-mouhahaha-, tout cela bien sûr en ayant dévalisé le flunch du coin la veille.

Retour sur le champs de betteraves ambulantes qu’est ce public au 1er rang pour tenter de retrouver Elvire: impossible de retourner à ma place initiale et je trouve pas sa chevelure soyeuse, tant pis. Je pensais la repérer au son mélodieux de sa voie criarde dès l’entrée sur scène d’Alex, mais c’est chaud quand tout le monde crie en même temps qu’elle. Set-list de choc, sans oublier ma préféré “do me a favour”, les singles des 2 albums, etc, avec en guise de fin “brianstorm” suivi de “a certain romance” pour clôturer le concert, comme à l’accoutumée. Très bon concert au final, même si il est moins mythique que celui d’Arras avec Muse l’année dernière. (une pointure pareille, sur scène, faut être sacremment costaud pour l’égaler) et moins bon que Deep Purple à la Rochelle en mars (oui, parce que déjà j’étais tout devant et que là, non mais en plus sans Elvire à mes côtés). Dommage que Alex soit toujours autant timide et n’osant rien sur scène, ça aurait mis du piquant dans la sauce des singes.

Et on lève bien le bras devant pour gâcher la seule photo potable d'Alex!

Et on lève bien le bras devant pour gâcher la seule photo potable du concert!

Une demie heure: c’est le temps que j’ai mis pour la chercher, Elvire, à la sortie. Portable sur répondeur, aucun signe. Pffff, me voilà pas dans la merde, c’est elle qui a tout mes papiers (y compris la clé de la chambre d’hôtel). Elle me sort que son portable s’est ouvert pendant le concert et qu’il fallait le code PUK pour le réactiver quand je l’ai retrouvée. Comme on se balade pas tout les jours avec son code PUK dans sa popoche, il est évident qu’elle ne pouvait se douter de mes appels intempestifs et vains. C’est malin ça. Avant de renter à l’hôtel, une petite tentative d’approche à l’arrière du hall pour intercepter nos gus avec leur bus personnel garé à la sortie, avec un chauffeur posé à son volant posé avec sa tasse de thé à la main, yeah because it’s tea time my brothers. Sans réussite. Commence à faire froid et nos pieds, déjà bien baptisés par les chaussures salies par les pogos, ne demandent plus qu’à se faufiler dans un drap chaud et moelleux, donc retour à l’hôtel. Bien fatiguées. Dommage, car il y avait bien une bouteille de monzana toute fraîche qui ne demandait qu’à être goulûment entamé au goulot, meuh non. Une autre fois peut-être.

Je bénie celui qui a fait ce cliché!

Ce n'est qu'un au revoir... *air connu*